Twitter Rejoindre le groupe sur facebook Suivre la vie du site Suivre la vie du site Flickr Instagram icone tripadvisor icone dailymotion icone youtube

La 7ème compagnie

Raid28 - 2007
samedi 20 janvier 2007 par Dominique

Plan d’attaque :
L’idée avait germé, les soldats Pitivier, Tassin, Isabelle et Lucile ainsi que le capitaine Dumont se voyaient bien flanqués du sergent chef Chaudard pour une nouvelle aventure de la 7ème compagnie. On aurait pu appeler cela « La 7ème compagnie s’est-elle perdue ? » un remake du fameux « Mais où est donc passée la 7ème compagnie ? »

Mais voilà, le chef chaudard, vigilant dans sa préparation s’est mis à vouloir courir de nuit, sans lumière et à plaquer les trottoirs. Ils sont résistants les bougres, beaucoup plus que les côtes de notre valeureux chef.

Il n’y aura donc pas « un p’tit bain pour le chef » ou encore « vous nagez bien chef , hein Tassin , Y nage bien le chef ??? » nous ne pourrons pas admirer sa fameuse technique du plongeon (en crapaud) ou encore de nage (en biseau), tant pis, ce sera pour une prochaine fois.

Rendez vous donc pour nos 5 lascars pour une cinquième Mission, dans la nuit du 13 au 14 janvier 2007.
Le lieu de départ est tenu top-secret jusqu’à l’extrême limite : un gymnase grand comme un mouchoir de poche près de Bures sur Yvette.
L’objectif de leur mission : Traverser les lignes ennemies, marquer de leur empreinte un maximum de balises, et rentrer au bivouac avant 16 heures.

La préparation :
Le contrôle du package se fait dans la bonne humeur et la décontraction.
L’ambiance est chaude dans le gymnase surchauffé pendant que les pâtes cuisent lentement (trop)
On reçoit les derniers encouragements de nos familles, nos amis, … je ne les citerai pas tous mais je vous assure que c’est très réconfortant, Merci à tous.
On discute avec les copains, on se chambre gentiment :
« l’électron » expert en déminage et en recherche « balise-tique », montre à Tassin ce qu’est une boussole.

Bref tout le monde est détendu, et au fil du temps prêt à partir au combat.
Pendant ce temps, le colonel Blanchet du haut de son escabeau martèle les dernières consignes « Les balises bleues sur le carré bleu, les balises vertes sur le carré vert, … »

Le départ :
Fidèle à une tradition, la 7ème compagnie part en bordel groupé :
Pas de capitaine , il suffira que tout le monde soit parti pour le retrouver (Avouez que c’est tout con comme technique, mais ça marche), même chose pour récupérer les cartes, celles qui restent sont les notres (CQFD).

La course :
Le début est aussi un grand classique, on court vers la balise avec un joli azimut dans la pente. Tous les ans on se dit que l’on va la zapper. Tous les ans, on la zappe en ayant passer néanmoins plusieurs minutes à la chercher. Un jour peut-être …

Il fait chaud cet hiver et j’ai du mal à rentrer dans la carte « expression favorite » des orienteurs, qui peut se traduire par « il ne sait pas trop où il est et où il va et encore moins comment » . On longe une rivière sans vraiment mettre les pieds dedans, c’est déjà ça, mais on jardine grave

Heureusement Tassin, prendra le relais avec brio (brio n’étant pas un 6 ème lascar caché dans l’ombre, mais bien synonyme de savoir-faire, habilité, maîtrise …)

La compagnie avance enfin , progresse , glisse , tombe , se perd mais se rapproche peu à peu d’Epernon, elle poinçonne régulièrement les balises bleues et vertes.

Au premier 1/3 de course (premier carton de pointage), il ne manque que 3 balises, on passe régulièrement en milieu de tableau des temps de passage. On ne peut pas dire que tout va bien, mais l’ambiance du groupe est excellente. Ça c’est le point fort de la compagnie, et avec Tassin dans les rangs, on améliore encore ce truc.

2nd partie de parcours, C’est la CATA . L’ennemi est plus fort que prévu, plus malin, plus surprenant. On jardine, on doute et on commence à zapper des balises dans notre domaine de prédilection. Bref la compagnie prend l’eau de toute part, et doit se résoudre à rentrer dans les temps.

Avant de quitter, les bois de l’abbaye des vaux le Cernay, une dernière petite baignade (traversée de ru des vaux) « Ah , si j’ connaissais le con qu’à fait sauter le pont » s’exclame pitivier. Pas vraiment, le temps de réfléchir, la compagnie franchit l’obstacle. Pitivier resserre ses rangers.

Allez assez galérer, sortons vite de cette mêlasse et remettons nous dans un vrai rythme…

Pfffff, il fait froid à l’approche du Perray en Yvelines , La mémory est un fiasco, l’eau sous le pont est glacée. Il faut se rendre à l’évidence, cette année l’ennemi est plus fort que nous. Là c’est sûr, la mission sera désormais de rentrer dans les temps et grappiller des balises au gré de nos envies, et ne pas passer par la case « prison ».

A la proche de Poigny la Forêt , j’ai les pieds qui crient pitié …un changement de chaussette n’y change rien. Il va falloir gérer ce nouveau problème. "C’que j’en ai marre, mais, c’que j’en ai marre" » s’exclame Pitivier,

Heureusement, Tassin et le capitaine Dumont sont en formes, ils gravitent et pêchent (oui c’est le mot parfois) ici et là des balises. Peu importe la couleur, ils s’amusent, gambadent, jouent.

Traversée de la Guesle, puis retraversée , puis re (pour être sûr), allez une dernière fois pour le fun, euh sans façon !!!

Le compteur tourne, c’est l’exode vers Epernon, une fuite en avant sur les longues lignes droites. Une succession d’équipe plus ou moins clopin-clopant, animées par la même intention se hâtent de rentrer pour déguster la soupe, les crêpes, et les bières qui les attendent

Mission accomplie :
Heureux Fatigués mais unis du début jusqu’à la fin. Voilà la compagnie franchit l’arche de la victoire sous les acclamations.

Débriefing :

Toute ressemblance avec des personnes ayant existés est fortuite ou presque. Certaines expression sont empruntées du célèbre film cité plus haut (j’espère que son auteur ne m’en voudra pas). Je voulais faire un petit clin d’œil à la 7ème compagnie beaucoup plus gaffeuse que nous (enfin je l’espère), mais dont l’état d’esprit se rapprochait du notre durant ce raid.

Malgré quelques grossières erreurs de report de balises, qui nous coûtent un peu de sérénité dans la gestion de notre course, qui nous a fait jardiner dans des coins sympas et virils, jamais l’équipe ne fût aussi soudée.
La cohésion est exceptionnelle, la confiance est mutuelle, l’ambiance est excellente et le mental énorme.

Merci à tous et spéciales dédicaces en particulier à Soul (Tassin) et Thierry (Capitaine Dumont), vous avez été énormes.

Dernier petit message à notre ennemi préféré. Merci les Turoom de ce joli raid, vous avez gagné cette bataille, mais attention on revient l’an prochain.

Domi


Laissez un commentaire