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J’étais accompagnateur

Guadarun 2012
mardi 24 avril 2012 par Dominique

Qu’il est triste ce train de banlieue en direction de la Défense. Je ne vois que des passagers emmitouflés dans leur manteau, coupés du monde, le nez dans leur lecture ou le smartphone vissé sur les oreilles.
Je cherche du regard les sursauts de Jonathan aux moindres bruits intempestifs et son sourire enjôleur. Je guette le brouhaha de la tribu des gwada’runners, les rires complices d’Inès, Morgane et de Gaspard. Mais je n’entends rien, tout juste la musique criarde qui sort des écouteurs de mon voisin de banquette.
Dehors, les paysages sans vie défilent, plus de plage au sable blanc, plus d’océan aux couleurs émeraude. Il pleut, j’ai froid, je suis nostalgique.


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Jonathan

Hier soir, Jonathan m’a fait l’agréable surprise de me téléphoner pour m’annoncer qu’il était bien rentré mais fatigué. Il était « limite » comme il le dit si bien. Tout cela m’a ému et bouleversé. La fatigue, sûrement …
Il est heureux de son voyage guadeloupéen et avait déjà tout raconté à sa maman. C’est le plus beau cadeau qu’il pouvait nous faire.

Contrairement à lui, je n’ai pas les mots pour immortaliser notre intense aventure sous les tropiques. Les coureurs et les enfants vous parleront certainement mieux que moi de la rudesse du parcours, de la chaleur extrême. Ils vous décriront aussi les paysages paradisiaques qu’ils ont traversés et l’enthousiasme des guadeloupéens au passage des joelettes.
Il y a tant de choses à raconter que je ne sais comment faire ?

Peut-être devrais-je commencer par vous dire que je n’ai couru aucune étape, même si Jean-Louis me l’a gentiment proposé. J’ai préféré me consacrer pleinement à mon rôle d’accompagnateur et tenter de veiller au mieux sur notre petite famille. Elle était si belle, posée ici et là au gré de la course, sur les bords d’un chemin, d’une plage ou tapis dans un buisson à l’abri du soleil.

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Morgane

Je garde un souvenir amusé de nos jeux taquins et espiègles, de nos blagues à deux balles, de nos fous rires et de toutes ces rencontres fabuleuses que la course occasionne.
Nous avons profité de chaque instant et tenté de les sublimer pour que cette semaine reste un souvenir mémorable.

Je suis fier aujourd’hui, d’avoir été élevé par Jonathan, du rang de « t’es qui toi ? » à « il est où Domi ? ». Tout comme, je suis fier d’avoir choisi avec Gaspard, les plus beaux endroits des îles pour soulager notre vessie.

Voilà, je ne serai pas plus loquace, mais avant de conclure j’aimerai m’attarder sur cette dernière image toute symbolique :
Il est tard dans la nuit et nous fêtons dignement la fin de l’épreuve. Tout le monde est joyeux et malgré la fatigue, se trémousse encore sur le dance floor au rythme des musiques antillaises. Les fauteuils sont au milieu de la piste, mais vides. Les enfants sont debout parmi les coureurs, il n’y a plus de handicap mais que de la joie et un bonheur partagé.

Merci les « sales gosses » [1] pour cette semaine magique en votre compagnie.
Merci à l’équipe des accompagnateurs. Maman Marie-Christine, Angélique, Marie, Natacha et mon boudin créole pour cette cohésion sans faille.
Merci aux organisateurs et bénévoles pour cette course un peu folle et l’exploit renouvelé chaque jour.
Et un immense bravo aux coureurs et en particulier à la formidable équipe des dunes d’Espoir. Vous avez toute mon admiration.

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Angélique
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Marie-Christine, Sandrine, Natacha, Gaspard et Inès
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Marie

[1Gaspard me rappelle qu’il n’est plus un enfant


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