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Le plaisir d’écrire (re)trouvé …

Mes professeurs de français ou instituteurs seraient certainement étonnés de me lire.
Pendant ma scolarité, je n’ai jamais eu d’affinité avec la langue de Molière, à l’écrit comme à l’oral. Je lui préférais les mathématiques ou la physique.Avec une certaine fierté, j’étais le cancre, le collectionneur de zéros en dictée, grammaire et orthographe. Sans le savoir, je connaissais aussi le syndrome de la page blanche et ne comprenais pas l’intérêt et le temps que l’on pouvait gaspiller à raconter un dimanche à la campagne, à décrire sa chambre, ou étaler ses états d’âme en apprenant que j’allais habiter à la montagne ou à la mer.

Je me souviens encore que devant ces piètres résultats, et cette évidente mauvaise volonté, mes parents avaient eu la merveilleuse idée de m’imposer des cours supplémentaires. Ils auraient sûrement aimé me voir évoluer de nul à médiocre, pour atteindre ensuite des sommets en côtoyant le passable ou le moyen.
Je me souviens surtout, alors que je rêvais de gambader dans les rues de mon village, que dès mon retour de l’internat, je subissais les pires exercices de torture, tous plus sadiques les uns que les autres.

Aujourd’hui, je me suis réconcilié quelque peu avec ma langue maternelle et même si je ne maîtrise pas encore toutes ses subtilités, je prends parfois plaisir à écrire. J’ai enfin trouvé dans ce moyen d’expression la possibilité de partager, de transmettre dans un monde, où l’image est devenue reine et où la plupart des forums sont devenus un défouloir.

Lorsque la vieillesse me gagnera, que la mémoire me fera peut-être défaut, j’aurai sûrement plaisir à me remémorer mes souvenirs de jeunesse en lisant ces quelques billets.

Il pleuvait le 14 juillet 2010, cette galerie de photos en témoigne. Sandrine et moi avions organisé une journée festive dans la forêt de Sainte Apolline, autour de la course d’orientation et la pétanque (notre nouvelle passion). Le tout devait être ponctué par un pique-nique.
Les nuages menaçants et les averses en avaient décidé autrement. Nous avions dû improviser, pousser les murs et les meubles pour accueillir tout le monde chez nous.
La table était alors devenue à la fois le garde-manger et le bar, tandis que le barbecue, à l’abri sur le balcon, grillait la viande préparée par Hang. Un délice !!

L’ambiance était potache et les discussions peu sérieuses allaient bon train. Ce moment était délicieux. Pourtant, au détour d’une conversation, on m’interpella pour connaître mon avis sur les propos d’un membre d’un forum que j’administrais. Sans connaître le problème, je fus surpris du discours qu’on lui prêtait. J’invitais tout le monde à modérer leur avis et de relire ce qui avait été écrit, persuadé d’une incompréhension, ou d’une mauvaise formulation. Connaissant l’intéressé, je savais qu’il corrigerait son intervention si elle prêtait à confusion.

L’orage passa et la pluie cessa. Nous pûmes continuer nos jeux d’enfants dans le parc du château de Plaisir. La journée fût belle et à renouveler dès que possible.

La curiosité m’avait pourtant piqué. Intrigué, j’ai cherché sur le net ce qui avait pu lancer un tel débat.
Stupeur !!
Depuis quelques jours, au travers de blogs personnels, on avait lâché les chiens. On avait reproché et jugé sans rien savoir, sans rien connaître. Fiers, ils affichaient leur trophée.
Je me suis senti trahi, blessé et ma réaction fût vive et violente. Je n’aime pas cette lâcheté et cette hypocrisie. Je leur ai fait savoir.
Depuis, j’ai coupé les liens avec ces personnages, tout comme je l’ai fait avec différents forums où je participais.
Aujourd’hui, même si les plaies se sont refermées, la colère apaisée, les cicatrices restent visibles et sensibles. Je me suis protégé de ces comportements en hissant à nouveau des barrières.

Ce n’est sûrement pas le meilleur souvenir que j’aimerai me rappeler, mais l’écriture est aussi un formidable exutoire qui permet parfois de soulager sa conscience.

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