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Mission accomplie

Raid28 - 2008
vendredi 25 janvier 2008 par Dominique

Je vais faire court, aller à l’essentiel. Je ne vous expliquerai donc pas ce qu’est le raid28, comment avons nous fait ? par où sommes nous passés ? D’autres le décriront bien mieux que moi et vous raconteront certainement que le chemin le plus court entre un point A et B est souvent semé d’embûches et propice aux anecdotes.


Photo Laurent A

De plus mon avis sur cette course ne compte pas. Je suis un fan, un inconditionnel de cette épreuve et des organisateurs. J’aime cette course pour toutes les émotions qu’elle me procure. C’est ma thalassothérapie, ma cure de jouvence. Si je ne devais faire qu’une course par an, ce serait sans hésiter celle-ci. Il m’arrive même parfois d’envier la bande des JDM. Imaginez un peu, ils n’ont pratiquement pas raté une édition et reviennent chaque année avec le même plaisir.

Ce raid est devenu le rassemblement annuel de cette belle et grande famille des raideurs.

C’est un mélange de compétiteurs chevronnés et de finishers en mal de sensations. Pour cette 15ème édition, Ils sont venus, Ils sont tous là, Même ceux du sud … Y a tant d’amour, de souvenirs, Autour de toi, Y a tant de larmes et de sourires …
Je ne résiste à l’envie de vous faire partager deux ou trois images qui me resteront comme des moments forts de cette coursette de Janvier.

Cette année, je serai capitaine et j’aurai ainsi l’immense privilège d’être au premier rang pour recevoir le road-book, mais surtout de voir partir les dunes d’espoir.

Imaginez encore (allez faîtes un petit effort), un gymnase surchauffé par l’excitation des coureurs, une immense rubalise tendue où chaque capitaine vient se placer en ordre pour attendre le signal du départ.

Et puis quelques secondes avant le départ, les dunes s’élancent. Elles empruntent ce couloir improvisé. Elles défilent devant les équipes alignées et reçoivent les acclamations et les encouragements qui leur sont dus.

Je ne vois que Gilles sur son fauteuil électrique, surexcité, heureux, gesticulant pour aller plus vite. Quel contraste de chaque coté de cette rubalise, et pourtant quelle communion …

Je crois que cet instant a arraché quelques larmes à plus d’un et que l’on ne pouvait rêver mieux comme départ et source de motivation.

Les conditions climatiques sont excellentes, pas de pluie et une température douce sont annoncées, la balade sera belle. Pourtant les averses continues de cette semaine ont largement contribué à détremper notre terrain de jeu.

Cette année nous avons embarqué Bruno, qui crie et haut et fort, qu’il n’est pas fait pour ces courses. Qu’il déteste la boue, l’eau et s’ennuie ferme hors du bitume qu’il affectionne tant.

Ce sera l’un des challenges de la journée, faisons en sorte que la fête soit belle pour tous, et je suis très vite rassuré. Dès la balise 11 « La mare Fabulet » , mare près de la cote 165, impossible de ne pas se mouiller les pieds, sans hésiter, il fonce on ne l’arrêtera plus.

Aux alentours des balises 40, nous rejoignons (ou l’inverse) Jean-Philippe, Lydie et leurs acolytes (l’équipe 20). Je suis heureux de voir Jean Philippe s’amuser comme un petit « fou ». Il pense et rêve raid28 depuis de nombreux jours. Il est ainsi, il ne changera pas, mais on l’adore comme ça.

Balise 55 « Bois de Pourras » Borne à l’extrémité Nord de la parcelle 28.
Nous sommes suivis !! quoi de plus normal sur un parcours où le jeu est de ramasser les mêmes balises ? Sauf que là, on ne partage pas cette façon de faire.

Nous sommes peut-être fatigués, et nous ressentons un sentiment étrange depuis un petit moment. Nous sommes les seuls à chercher, à guider.

On ne partage rien et nous avons cette impression désagréable qu’une équipe profite de la situation plus que l’autre.

On se trompe, eux aussi. On repart les derniers, nous serons attendus. On navigue dans le noir, on ralentit, mais ils ne nous dépassent pas. Grrrr !!!

Alors, nous allons alors nous livrer à un petit jeu. Nous allons passer notre chemin à l’approche de la balise 55, rallumer les phares, et prendre une allure plus sérieuse. Une fois la machine relancée, je rentre seul dans le bois pour en ressortir quelques secondes plus tard, en criant bien fort « Ok, c’est bon !! » et je rejoins mes compagnons.

Quelques instant plus tard, on jettera un œil furtif pour remarquer que l’on jardine sévèrement derrière nous sur un lieu improbable.

Le jour s’est levé sur cette étrange idée …Et si nous terminions hors délai ?!!
Fort de constater que l’allure n’est plus la même depuis quelque temps, la fatigue est plus présente et il faut gérer ce nouveau paramètre. Rentrer avant 16h30 restera un exploit au prix de gros efforts.

A l’approche du PC12, il est 15h30 et nous sommes à 5 km de l’arrivée. Il y a bien longtemps que l’on ne soutient plus une allure de 5km/h. Je connais ce parcours pour y avoir souffert pendant de longues heures et je ne souhaite pas imposer cela à l’équipe.

C’est décidé, nous allons zapper les dernières balises et rentrer au plus vite. Je vais imposer un petit rythme qui ira crescendo. Je suis convaincu que l’on peut respecter les délais. Emmanuelle a trouvé l’énergie nécessaire et fonce devant. Michel et Pierre sont calés entre Bruno et moi, et nous les encourageons comme jamais.

La Blida Team a de l’allure. Nous fonçons, slalomons entre les promeneurs. Tant pis pour les balises mais on ne peut pas prendre le risque de casser ce rythme endiablé.

Au prix d’un ultime effort, nous nous jetons dans l’Yvette, les Pom-Pom girls, les supporters, les badauds nous encouragent, nous nous arrachons enfin du bain forcé pour franchir la ligne d’arrivée. On y EST !!! 15h59

Place aux larmes, aux sourires, aux cris, à la joie et la satisfaction d’avoir donné le maximum pour l’équipe.

Je suis conscient que nous nous sommes éloignés de notre objectif au fil du temps, surtout lorsque l’on a commencé à zapper des balises sur nos points forts (les Spéciales CO), mais je n’ai aucun regret, surtout pas après un tel finish, une telle abnégation. Cette photo est la plus belle des conclusions.

C’était une p***** belle journée passée en votre compagnie.

Merci Emmanuelle, Pierre, Michel et Bruno

Merci aux Turoom, aux bénévoles

Merci à nos vaillants et inconditionnels supporters

Félicitations aux dunes que nous n’avons jamais pu rejoindre.

Dominique


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Classement

20 avril 2008
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